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8月13日 Fille du mondeLe 23 juin dernier, j’ai célébré notre fête nationale autour d’un souper indien avec des amis. Chacun devait trouver un mets indien qu’il apportait. Le hic, c’est qu’il n’y avait aucun Indien autour de la table. L’invitation est venu de mon ami Eduardo, un Salvadorien qui fut mon premier professeur d’espagnol quand je m’étais jointe au groupe de latinos du CEGEP à l’aube de mon premier voyage d’initiation à la coopération internationale en Équateur en 95. Eduardo nous attendait avec sa conjointe Mylie, une Phillipina adoptée par des sœurs Québécoises, et d’autres de ses proches : Roberto, un Équatorien et sa conjointe Linh, une Vietnamienne et leur petite de 7 mois; Kakrouna et Sam, un couple de Cambodgiens; Maude et Maxime un couple de Québécois, et le cousin de Eduardo, Gabriel et sa conjointe Béatriz enceinte par dessus les oreilles, tous d’eux originaire du Salvador. On avait presque tous grandi ici et on avait tous voyagé. Les conversations allaient bon train et étaient assez riches, et puis je me suis mise à simplement contempler cette scène et à comprendre toute la chance que j’avais. Et c’est là que le titre pour la chronique m’est venu. Je me suis dit : « Voilà, c’est exactement ça ma vie . Je suis une « fille du monde » . Une fille qui aime le monde dans lequel elle vit. Une fille qui aime le monde en général. Une fille du monde actuel qui n’a pas eu une histoire compliquée, mais qui a eu ses petites histoires à elle. Une fille qui a une famille, des amis, un travail, qui aime s’amuser et qui est aussi sérieuse à la fois. Une fille qui a toujours eu aussi une grande curiosité pour le monde qui l’entoure et qui aime apprendre. »
Vous voulez savoir la suite....abonnez-vous a la Revue des Missions Étrangères....10$ pour 1 an (5 parutions). J'y aurai ma chronique pour 2008-2009.
A bientôt, Andrée:) 6月14日 Mon engagementEt oui voilà, le 12 juin dernier, j'ai signé mon engagement et mon contrat pour 6 ans en Thaîlande. Et évidemment, tout n'a pas pu se faire sans heurts, compte tenu que ma vie à moi est toujours palpitante. Depuis plus d'une semaine, je me réveillais la nuit avec la sensation vertige, comme l'impression d'un grand trou vide dans l'estomac. Une de ces nuits d'insomnie, j'en ai d'ailleurs profité pour écrire mon texte de remerciement. Puis j'avoue que les derniers jours ont été plus essoufflants, d'une part à cause d'un horaire chargé, d'autre part à cause de toute la préparation, du stress et comble de malheur, ma voiture s'est mise à boucaner la veille du dit événement. Ce dernier incident a pris pas mal de mes énergies et de mon attention changeant complètement le mal de place. Mon père est venu à la rescousse la veille. Puis le lendemain, car même après avoir changé tous les morceaux, je me suis retrouvée sur le bord de l'avenue des Bois avec ma chum enceinte et ses deux enfants encore avec de la boucane sous le capot(ne vous inquiétez pas pour ceux qui avaient considérer l'acheter....tout est sous contrôle et impeccable désormais juste un petit morceau qui fait toute la différence). En attendant mon père, je me suis changée dans le fosset puis j'ai repris des notes pour mon mot, car j'avais oublié la dernière version du texte sur ma tablette au bureau. Je suis arrivée à l'heure à la célébration avec de la broue dans le toupet, et quand j'ai fait mon engagement, je me suis rendue compte que le texte trainait sur le banc juste en face de moi et que j'étais incapable de l'atteindre à moins d'être télékinesiste professionnelle. Donc, je me suis dit à la grâce de Dieu. Mais voilà quand même le texte tel que j'aurais voulu le prononcer:
Merci beaucoup. C'est vraiment un moment d'action de grâce
Je suis très honorée de me joindre a la SMÉ, cette nouvelle famille qui m'est donnée et j'espère pouvoir honorer cet engagement de mon mieux à la suite du Christ. Un merci spécial à ma famille qui m'a transmis des valeurs importantes et que j'apporte avec moi: la confiance, le service, la fidélité, l'accueil de la différence. Mes parents ont toujours encouragé chacun de nos talents, à nous accomplir ce dans quoi on se sent appelé. À la veille de mes grandes décisions, mon père me dit toujours: "Est-ce que tu crois que c'est ton chemin de bonheur? Alors vas-y". Alors oui papa, je peux te dire que je crois vraiment que c'est mon chemin de bonheur. C'est cette confiance qui me fait aller de l'avant et me donne envie de me donner pour faire connaître cet Amour. C'est à travers tout ce que ma famille m'a enseignée que j'ai vu le visage du Christ. Je me sens maintement la responsabilité de témoigner de cet Amour, de ce Christ au mille visages. "Ton Dieu, tu aimeras de tout coeur, de toute ton âme, de toute ta force et ton prochain comme toi-même", voilà ce que je voudrais accomplir, et ce en faisant simplement du mieux que je peux.
Je suis très heureuse de me joindre à une famille, petit peuple de Dieu, où se vit l'accueil de la différence dans tous les INTER nommés lors de l'Assemblée Générale. C'est une richesse incroyable qui nous est donnée et qu'il faut partager. J'ai perdu un grand-papa cet année et j'en ai eu tout plein cette année. Votre grande expérience, votre regard sage et mais à la fois fougueux, m'encourage `s poursuivre dans cette voie pour bâtir ensemble un monde plus juste et solidaire comme Jésus nous l'a demandé. En vivant au présent, dans notre réalité, nous sommes à la fois de ce présent et de cet avenir.
J'aimerais maintenant que l'on prenne un temps pour prier pour les enfants, afin qu'ils aient la chance d'avoir un regard de confiance qui les fassent grandir pour devenir ce qu'ils sont appelés a être profondéement à la grandeur de leurs talents, mais aussi pour les grands de ce monde afin qu'ils prennent conscience de tous ces regards tournés vers eux, où les gens leur donnent leur confiance et ou ils se doivent et peuvent agir pour un monde plus équitable.
Merci beaucoup
Andrée:) 5月18日 Parabole de la boucle d'oreille perdueEst-ce qu'il vous arrive de perdre quelque chose? Moi, assez souvent. Bon des fois, j'admets que c'est simplement parce que j'ai trop bien rangé la dite chose et que je ne la retrouve plus, mais d'autres fois, je sais que je l'ai perdue. Je ne sais trop exactement comment ni trop où. En général, ça me fait toujours un petit "squick" au coeur, même si la chose a peu de valeur en soi et je me trouve toujours un peu nouille d'avoir été un peu trop lunatique ou négligente. Le second reflexe est alors de me dire pour me consoler:"Ah pis tant pis, ce n'était pas si important que ça, je n'en avais pas vraiment besoin." Et parfois, je me dis que je m'en rachèterai un pareil. Puis la 4e phase, j'oublie. C'est généralement un processus entre 24h et une semaine dépendant de l'attachement que j'ai à cet objet. Drôlement, certaines choses me sont revenues et parfois même sous une autre forme, et parfois en mieux. Ainsi, dans les choses que j'ai perdu il y a un CD de Lynda lemay avec une tune que j'affectionnais particulièrement "Je vais t'aimer", il y a une boucle d'oreille (enfin plusieurs, mais une que j'aimais beaucoup et que je portais tous les jours depuis 3 ans), puis un soutien gorge(!). Et oui, je me demandais bien où il était celui-là et comme je revenais de notre maison de ressourcement à Chertsey (Bande FM), je me disais que quelqu'un aurait certainement une belle surprise et surtout de quoi prier tous les saints!!! Ah ah! J'ai retrouvé le soutien-gorge quelques mois plus tard dans le fond de mon sac à dos, même si je l'avais vidé mille fois...ouf! Puis le CD perdu (mais dont j'avais le boitier m'a gentiment été gravé par un ami qui avait ce CD sans que je ne le sache et qui malgré ses réticences à le faire m'a dit: ben tu avais déjà payé les droits d'auteur...ouf, ainsi j'ai pu chantonner cet air tout l'été. La chanson m'est revenue au moment quand j'en ai eu besoin car je cherchais des mots à mettre sur ce que je vivais avec quelqu'un. Puis la boucle d'oreille perdue certainement dans la cuisine du CLSC alors que quelques minutes avant mon diner j'avais constaté que l'attache était défectueuse, mais l'avais remise à mon oreille en ayant confiance que ça tiendrait, est réapparue 24hres plus tard après qu'une collègue m'ait dit l'avoir trouvé à l'endroit où je dinais mais le lendemain...comme si elle avait dormi 24 là. J'étais vraiment très contente. Cette semaine, je l'ai encore reperdue sans m'en rendre compte, et José Domingo en visite à la maison l'a trouvée das les escaliers. Je n'en revenais tout simplement pas, croyant l'avoir perdue lors de ma session d'essayage de vêtements d'été au magasin cet après midi là.
Le plus important que je me suis rendue compte avec le temps ce n'est pas l'objet ou la perte de l'objet, mais l'exercice de lâcher prise que ça m'a aidée à faire et que j'essaie de mettre en pratique, et disons que ce n'est pas trop ma spécialité...plutôt du genre organisatrice te contrôlante la fille!!! Mais aussi, c'est cette grande joie que j'ai quand je la retrouve et je me rends compte de la valeur de cette chose, et ensuite je me trouve chanceuse quand je la regarde et je dit: ouf, elle est encore là...et parfois, je me dis aussi la même chose quand je vous regarde: ouf, ils sont encore là, ils me suivent toujours et j'en suis bien émerveillée
"Si tu perds quelque chose(quelqu'un) et qu'il ne te revient pas, c'est qu'il ne t'a jamais appartenu. S'il te revient, il sera à toi pour toujours."
Andrée:) 4月20日 Enfin!!!Bonjour à tous!!!!
Ben voilà, j'ai eu ma nomination pour la mission. Le 7 mars dernier, le Supérieur me rencontrait pour m'informer que j'étais acceptée comme missionnaire laïque, puis vendredi le 4 avril, il m'annonçait que j'étais nominée en Thailande pour 6 ans avec Osmar l'autre laïc avec qui j'étais en formation. Osmar est Brésilien, il parle portugais et se débrouille assez bien en français. Ainsi, le souhait d'avoir un membre masculin dans l'équipe ainsi qu'un point de référence francophone se réalisait. Nous nous intégrons à une équipe qui compte une Chilienne, Fabiola, arrivée l'an dernier et à 2 Philippinas, Sofia et Arlene déjà là-bas depuis 6 ans et qui renouvellent pour 3 ans encore. Une équipe de laïcs, mais où on prévoit envoyer des prêtres (La société des missions étrangères est une société de prêtres au départ qui se sont associés des laïcs). Osmar et moi, on était fou comme des balais de partir ensemble et on est sur un high depuis même si Osmar souhaitait ardemment l'Afrique et moi le Cambodge. L'équipe du Cambodge sont nos voisins et nous nous rencontrons une fois par année et parfois plus quand certains viennent faire des examens médicaux à Bangkok qui est mieux équipé.
Pour la première année, je serai principalement à Bangkok afin d'apprendre la langue qui sera mon projet..imaginez une langue à 5 tons qui comprends 44 consonnes et 36 voyelles, une écriture bien différente et rien à voir ni avec l'anglais et l'espagnol( et le portugais que j'arrive à comprendre, du moins je comprends Osmar quand il me parle) dans lesquels je me débrouille assez bien. Ce sera aussi une année afin de découvrir le pays, la culture et les projets existants. Le but est de construire avec les gens et non d'imposer une façon de voir ou de faire comme certaines ONG (coopération internationale). Nous travaillons avec d'autres organismes déjà sur place comme entre autre le Groupe des Maryknolls qui est comme la Société des Missions Étrangères des USA. Les trois filles déjà en place prévoient se déplacer pour un projet vers la frontière du Myanmar (Birmanie) et peut-être que nous ferons de même une fois notre discernement complété.
Je suis présentement en Assemblée Générale avec la Société des Missions Étrangères qui décidera des orientations pour les 5 prochaines années. Des délégués prêtres et autres représentants laïcs des différentes régions sont présents. J'ai été très bien accueillie de tous et un accueil particulièrement chaleureux des membres de l'Asie.
Mon départ est prévu vers août ou septembre. En fait, je dois être sur place pour sûr à la fin septembre puisqu'il y a la grande rencontre régionale de l'équipe d'Asie (Philipines-Japon-Chine-Thailande-Cambodge). Donc beaucoup de paperasse à faire d'ici là, un cours de théologie à prendre (recommandation du supérieur sortant) et beaucoup de soupers entre amis
.Encore mille fois merci pour votre support. Ils sont précieux et le seront d'autant plus quand je serai loin de vous.
Andrée:)xox 3月25日 Brigham-Adamsville, on arrive!!!Depuis 3 mois, je vis une très belle expérience avec un groupe de jeunes. Une expérience organisée au départ, mais qui se laisse bouleverser au gré de l'Esprit et qui forme une petite communauté chrétienne nouvelle et pleine d'énergie comme au temps des apôtres. Ça ne s'est pas passé comme je l'avais prévu, c'est surprenant et rafraîchissant, et ça donne le goût de revenir et d'en vouloir encore et encore. Ça donne l'espérance. Je pourrais bien me dire (comme je l'ai fait d'ailleurs): "Qu'est-ce que je fous là encore?", mais je sais que cette question est vaine parce que déjà les fruits se font sentir et me confirment que l'Esprit me voulait là.
Savez-vous c'est où Brigham? Adamsville?...c'est loin en bibitte....il fait noir qu on arrive là...On crèche dans l'ancien hôtel de la ville de Brigham qui abritait les passagers du train...l'hôtel a été transformé en Eglise (eh oui, à l'inverse de ceux qui transforment nos églises en condos...il y a eu une autre époque...chacun son tour, faut croire
Depuis 3 mois, 1 week-end par mois, je vais le passer dans cette communauté qui a perdu son prêtre l'été dernier, avec un groupe de jeunes choisis par les agents de pastorale jenesse du Diocèse de St-Hyacinthe. Un genre de groupe missionnaire nouveau genre. Il y a Jacob, 16 ans, qui mesure 6'4" et a qui on demande constamment:" combien tu mesures?"...Il se fait mal au dos chaque fois qu' il nous embrasse. Il a toute tignasse "pour tenir tête a sa coiffeuse qui lui faisait des coupes Longueuil " nous raconte-t-il. Il est le 2e de 6 enfants. Son père est un Allemand arrivé à St-Alexandre il y a plus de 20 ans. Il y "Valérie- la- basketeuse" qui semble la plus timide, mais qui a toujours des commentaires très pertinents. Guillaume est le plus vieux du haut de ses 18 ans. D'ailleurs il se fait traiter de "vieux" par les deux plus jeunes agées de 13 ans. Guillaume est en discernement pour la vie monastique et nous raconte ses découvertes avec enthousiasme. Il y a les deux belles de la place: Claudia 13 ans de Adamsville et Sarah-Anne, 13 ans de Brigham. Claudia est le jambon de la sandwich, c'est-à-dire qu'elle a une soeur plus vieille et un frère plus jeune. Rien ne semble la décourager. Elle est constamment proccupée par les autres et au service. Elle a mille questions dans la tête. Sarah-Anne est fort sympathique et veut créer des liens et elle est très bonne pour tirer des sourires de chacuns. Elle observe tout autour ce qui se passe et sait bien saisir les occasions et les gens. Il y a Catherine que je n'ai rencontrée qu'une fois...une belle blondinette a l'apparence douce, mais qui semble avoir une force de caractère incroyable et beaucoup de talents. Des jeunes avec des vies et des histoires bien différentes, certains viennent de mileux très croyants, d'autres doivent quelque peu se battre pour venir au roupe car leurs parents ne sont pas d'accord, d'autres vivent toutes sortes d'épreuves comme la maladie, etc.
Des jeunes qui ont des questions sur Dieu et un désir de le servir et aussi d'un monde meilleur, plus juste et plus aimant, voilà ce qui les rassemble, rien de plus. Rapidement ils ont créé des liens entre eux et s'appellent entre les rencontrea. Oui, il y a aussi nous les adultes Sr Sylvie dans la quarantaine, Sr Renée (65 ans?), André le prêtre(cinquantaine?), Diane(58 ans) l'épouse et la mère de famille de grands adultes dans la vingtaine, Fançois une jeune père de famille dans la trentaine, Erica et moi. Eh oui, encore plus d'adultes que de jeunes dans un projet..ça m a fait grincer les dents...assez pour que je ne veuille plus revenir malgre toute la belle énergie qui m'habitait quand j'étais avec eux. Quand j'étais une vraie jeune dans l'Église, il m'arrivait d'en avoir plus qu'assez qu'on se pâme seulement du fait que j'étais jeune et rare dans cette grande institution démodée. En plus, ce groupe au départ devait être pour les 18-27 ans et là on est plus dans 13 à 70 ans. Je leur ai posé la question: "Ça vous embête qu'on soit autant d'adultes? Vous sentez-vous coincé?"...J'appréhendais la réponse parce que je me disais que si effectivement ils se sentaient avec des haut-le-coeur comme parfois ça m'était arrivé à leur âge, on était dans la mauvaise voie pour faire évoluer l'Église. Mais non!! Ils portaient la même joie et énergie que chacun des adultes on sentait. On s'enrichissait les uns les autres de nos expériences et on voulait les mettre à profit entre autre pour aider la petite communauté de Brigham-Adamsville (en fait ça, ce n'est que le prétexte que la vie a trouvé pour nous rassembler). L'Esprit a rassemblé des gens de tous points de vue différents à l'exception de leur goût de marcher à la suite du Christ, de le connaître et le reconnaître à travers cette expérience qui nous était donné. Qu'est-ce qu'on fait à Brigham-Adamsville? Pas grand chose: on prie, on se pose des questions sur les textes bibliques, on donne un coup de main comme on peut quand on peut à la communauté (alors que tout est super bien organisé par Johanne une mère de famille très impliquée), on essaie de connaître les gens de la place. En fait, on fait de grandes choses: on est ensemble et on prend le temps, on se réénergise, on s'accueille, on s'encourage, on rit les uns les autres. On fait tout ce qu'on a pas le temps de faire normalement.
On est une petite communauté chrétienne nouveau genre ou plutôt on reproduit ce que simplement les premières communautés chrétiennes ont vécu après la mort de Jésus: se réunir en son nom pour se rappeler son message, se nourrir de son Esprit et se mettre en action. En fait, c'est juste ça l'Église...le rassemblement de ceux qui marchent à la suite du Christ simplement avec ce qu'ils ont à offrir.
Joyeuse Résurrection
Andréexx
2月2日 Vouloir être aimé(e)C'est drôle, à l'heure où on parle des intelligences multiples, celle qui me questionne le plus est certainement l'intelligence relationnelle comme vous avez pu le constater dans mes dernières chroniques. C'est cette même intelligence qui demande le plus d'adaptation car on ne peut dire:" voilà tu es au-dessus de tout le monde". Un certain comportement ou une certaine attitude sera bien perçu dans un milieu ou mal perçu dans un autre, et pourra soudainement nous faire sentir comme un imposteur. Elle nous demande alors une lecture très fine non seulement des attitudes et comportements, mais ce qu'ils signifient, de la portée qu'ils ont dans ce milieu. Par exemple, être chaleureux peut-être bien perçu en Amérique Latine, mais dans d'autre milieux pourraient être déplacés, voir offensants. OUF!!! Je l'ai toujours dit, les relations humaines sont un sport extrême!!! Il y a d'abord l'amalgamme de qui sont les individus, dans ce qu'ils montrent que dans ce qu'ils ne montrent pas, leurs intentions cachées, plus il y a ce que j'appelle la "chimie des atomes de relations", comment se tissent ces atomes. Il y a des milliers de milliards de résultats possibles puisqu'il y a des milliards d'individus. Je ne cesse de m'étonner d'une personne à l'autre, et au fil des ans d'en découvrir toujours plus sur une personne que je croyais connaîitre, parfois pour le meilleur, mais malheureusement, parfois aussi pour le pire. Mais il y a une chose que je sais, une chose qui ne change pas peu importe les lieux, les âges, les cultures, les maladresses qu'on commet, c'est que profondément tous veulent être AIMÉS. Chacun à notre façon et chacun pour ce que l'on est. Le plus souvent, on essaie de passer par la valorisation. croyant qu'en se démarquant un peu des autres, on aura droit à un peu plus d'amour qu'un autre et qu'on sera UNIQUE aux yeux de ses autres. Tout le monde au fond de lui a déjà eu un petit brin de ce fantasme, allez, avouons-le!!! Certains vont jusqu'à souhaiter la gloire et certains y parviennent. Toutefois, au fil du temps, s'accumulent les témoignages de ceux qui ont goûter à cette gloire et qui en sont mlaheureux, voir dépressif, car l'amour n'est pas venu, ou du moins n'est pas venu sous la forme qu'ils espéraient.
Dans mes amis, j'ai de tout. Des gens qui me font sentir bien, sentir moi, me sentir partout comme si j'étais dans ma maison tout le temps. Des gens qui réussissent à me faire dire ce que je n'aurais jamais dit ou faire des choses que je n'aurais jamais fait. Il y a les amis de défis ou de projets, ceux qui nous donnent de l'énergie pour aller de l'avant, avec qui tout est possible. Il y a ceux qui me font rire et ceux que je fais rire. Il y a ceux qui me font réfléchir et ceux que je fais réfléchir. Il y a ceux que j'écouterais parler pendant des heures et il y a ceux à qui je parlerais pendant des heures. Il y a ceux qui voudraient que je les écoute plus et ceux qui voudraient que je leur parle plus. Et il y a ceux où il est juste bon d'ÊTRE en silence avec eux. Il y a ceux avec qui on converse en parallèle: je te raconte ma vie, tu me racontes la tienne, sans qu'il n'y ait réellement de feedback sinon de dire: "T'as l'air bien, hein?"...ce sont les relations moins investies soient parce qu'elles tont sporadiques (les amis du secondaire qu'on revoit au conventum) ou encore parce qu'elles tirent à leur fin. Il y a au contraire les amis avec lesquels, c'est la compétition tout le temps à savoir qui a la meilleur anecdote, le pire périple de voyage, la meilleure ou la pire vie, on doit se battre pour placer un mot et on commence généralement par : "Oui, mais moi...". Il y a ceux que j'appelle mes "amis d'activités", avec qui on se parle des autres, de la vie, mais pas vraiment de soi, mais où je termine la journée satisfaite. Il y a ceux que je sens que nous devons faire des efforts pour nous rencontrer, soit ce sont eux qui ont plus envie de me voir que moi, soit c'est moi qui a plus envie de les voir qu'eux. Vous savez, ce genre d'amis dont on recherche l'approbation ou qui recherche notre approbation sans qu'on sache pourquoi. On voudrait juste l'égalité dans cette relation, mais elle ne vient qu'avec la persévérance et la fidélité dans le temps. Il y a ceux qui nous font sentir impuissants, cheap, voir même coupable alors que tout ce qu'on a fait c'est les écouter, les supporter quand ça n'allait pas, mais c'est comme si ce n'était jamais assez. Ils nous vident et on ne sait comment leur dire non de peur qu'un autre orage éclate. Ils sont dépendants de nous, et peut-être sommes-nous dépendants d'eux, ou du moins du rôle quon s'est donné auprès d'eux. Il y a ceux pour qui pendant un moment on se sent important et qui nous abandonnent quand ils trouvent quelqu'un de mieux que vous (en l'occurence un ou une amoureux(se)), ou pire quelque chose de mieux à faire, une nouvelle passion et ou après on se dit: "Me semble que je me suis fait utilisée". Il y a ceux avec qui ça clique tout de suite et avec qui l'on passe des heures à reconstruire le monde. C'est la passion. Ceux en qui il y a cette attraction naturelle, ceux dont on ne se tanne jamais. Parfois devant ce trop plein de passion, il y a des accrochages. Nous avons des attentes élevées dans cette relations et cet ami en a aussi. On doit parfois s'asseoir et juste essayer de s'expliquer. Au contraire, il y a de ces amitiés qui s'installent tout doucement au fil du temps. Ces gens qui apparaissent ou disparaissent de votre vie de façon inopinée dans votre vie, mais qui finissent toujours par réapparaître. C'est la vie qui vous les envoie et vous finissez par dire: "C'est drôle lui, je le recroise toujours sans l'avoir vraiment chercher, mais je suis toujours content de le voir. C'est agréable, c'est reposant de le voir", comme des anges posés sur notre route. J'ai maintenant certains amis depuis 20-15-10 ans et certains ne sont apparus que dans la dernière année. Certains ont occupé tour à tour les rôles décrits précédemement et nous sommes toujours ensemble et certains ont quitté ma vie ou j'ai quitté la leur, peut-être en leur faisant de la peine, peut-être pas, je ne sais pas. Mais j'aime savoir que certains de ces amis seront toujours là, malgré nos différences, nos prises de becs, nos réconciliations, nos intérêts différents et nos vies carrément différentes, juste parce qu'on fait le choix de garder le contact. Ce que je goûte depuis la dernière année où j'ai choisi de partir en mission, c'est l'approfondissemnt de certaines relations ou du moins la constatation des racines qu'elles avaient.
Une relation d'amitié, d'amour, ça se vit à deux. C'est un échange dynamique. J'ai accepté que certaines relations ne soient que ce qu'elles soient, j'ai baissé certaines attentes, j'ai été plus sensible au besoins des autres pour construire de meilleures relations. Dans cet accueil de ces amitiés que la vie m'offrait, j'ai été surprise de bien des façons. Je me suis sentie aimée et je vous ai aimé du mieux que je peux, juste avec ce que je suis. Je continue de m'émerveiller de ce qu'ensemble on peut découvrir. Pour moi, chaque personne avec qui j'ai une relation est une nouvelle aventure.
Gros merci pour votre amitié /amouret bonne St-Valentin
Je vous aime très fort
AndréeXX
9月16日 Mes premiers amours
Voilà 10 ans qu je ne m’étais pas retrouvée dans le monde communautaire, de la revendication sociale, des droits humains. Contrairement à mes 20 ans, maintenant quand je revendique, mes propos sont fondés sur l’expérience et une analyse plus profonde, un plus grand respect de l’opinion d’autrui et la sagesse de l’écoute. Le goût d’un monde plus juste et équitable, la défense de droits des plus démunis, n’ont jamais cessé de m’habiter. L’aspect nouveau au cours de ces 10 années a été le façonnement de ma foi.
Le week-end du 8-9 septembre dernier je me suis retrouvée dans un Congrès de l’Entraide Missionnaire. « Tu vas voir, ce sont les militants de l’église de gauche qui sont ici. Les vrais militants », que ma chum Marcela me dit en passant la grande porte du Collège Ahuntsic. Elle est avocate en droit humain, a milité pour le droit des Indigènes dans le Chiapas et depuis son arrivée au Québec il y a 4 ans, a appris le français, l’anglais, a complété un certificat en développement communautaire et une formation missionnaire et oeuvre présentement en pastorale sociale dans le quartier centre-sud de Montréal. On était 4 « jeunes »…Marcela 28 ans, Érica (Argentine) missionnaire laïque pour la SMÉ, 33 ans, moi 31 ans et une autre Québécoise dans la vingtaine que nous avons croisé. Deux Québécoises pour prendre la relève, ce n’est pas beaucoup. Jeunes, nous ne le sommes plus tant que ça après tout, même si nous passions pour des étudiantes. Une centaine de personnes réunies, des têtes grises, des gens habillés sobrement, des femmes surtout….pour la plupart des religieux...presque tous. Ils étaient étonnés de nous voir là. Ils militent pour les droits humains, pour la justice entre les peuples, et ce bien avant tous ces mouvements altermondialistes qui luttent contre le néolibéralisme, politique économique qui supporte la mondialisation. Ça, ce n’est que la tendance contre laquelle il faut lutter car elle a amené d’autres inégalités simplement. Les vrais altermondialistes ont les cheveux gris et ne sont pas déguisés en granol avec des t-shirts multicolores, des cheveux en broussaille en hurlant pour le café bioéquitable (est-ce que ça existe vraiment le bioéquitable?). Ils vivent dans des conditions simples mais ne font pas semblant d’être pauvre ou d’en arriver à manquer de dignité pour ressembler aux pauvres. « Personne ne veut de la pauvreté. C’est un scandale », comme disait une des participantes. La simplicité volontaire est un luxe de Blanc occidental pour se déculpabiliser de la surconsommation…elle n’est pas mauvaise en soi, mais il faut voir plus loin…comment suis-je en relation avec les gens qui subissent l’oppression, la pauvreté sur un plan structurel? Comment je m’allie à eux sans tomber dans la victimisation ou offrir mon regard de condescendance en disant : « Pauvres vous autres, je vais vous aider ». C’est là la différence aussi entre la mission et la coopération internationale. La coopération, est bien souvent avouons-le un colonialisme déguisé, où les pays du Nord viennent proposer leur aide, avec leurs moyens, leur argent, leur façon de faire (qui fonctionne après tout….est-ce que la pauvreté est enrayé des pays du Nord?….eh non) et aussi un temps limité. Certains coopérants n’apprennent même pas la langue et repartent un an ou deux après et n’ont jamais travaillé en équipe avec les gens du pays. Mais bon, certains font quand même du bon boulot, ne les mettons pas tous dans le même panier. Le missionnaire, quand à lui, prend d’abord le temps de connaître, de vivre la culture, d’être en relation avec le peuple, de trouver des solutions avec eux à partir de ce qu’ils sont au nom de la dignité. Il n’impose pas un modèle, c’est dans le dialogue que ça se passe. Le missionnaire apprend tout autant que le local, c’est un échange, c’est un pont entre deux cultures qui se créent. C’est aussi pour ça que les mandats missionnaires sont beaucoup plus long…il y a rarement des résultats immédiats, mais plutôt étalés sur plusieurs années. Les religieux du Congrès avaient 10-15-35 ans de mission en arrière de la cravate et malgré leur 60 ou 70 ans passés, soit ils étaient sur le point de repartir dans leur pays d’adoption soit ils demandaient où au Québec ils pourraient s’impliquer. Être altermondialiste, ce n’est un luxe pour se donner bonne conscience qu’on se paie entre 20 et 25 ans pour ensuite laisser tomber parce qu’on se rend compte que la vie est tout de même plus facile autrement. C’est « oser l’espérance »[1], c’est continuer de lutter contre les injustices, c’est se donner des moyens de se faire entendre. On parlait des « espaces démocratiques ». C’est une bien belle affaire la démocratie, encore là un beau principe où on ne peut pas être contre, mais est-ce vraiment un produit exportable? Dans les espaces démocratiques, la parole est aux gens du peuple, où ils peuvent réfléchir et proposer des alternatives. Ça avance petit à petit. Le Forum Social Mondial est un bel exemple, mais il ne doit pas être un espace d’intellos ou encore n’en rester qu’à des idées. Irene Leon de l’Équateur nous a donné plusieurs exemples où maintenant les pays d’Amérique du Sud se sont unis pour faire face entre autre au Fond Monétaire International(ce qu’on appelle la convergence) et retrouver leur autonomie, pour d’abord subvenir à leurs propres besoins au lieu de se retrouver à subvenir aux besoins de l’extérieur à leur détriment. Le néo-libéralisme proposant entre autre la démocratie et la mondialisation n’aura servi encore une fois qu’aux plus riches.
De droite ou de gauche? Je dois l’avouer, il y a bien deux Églises. Les missionnaires rencontrés au cours du week-end sont ceux qu’on qualifie de gauche et peuvent sembler en opposition avec le Vatican (en fait certains le sont ouvertement) et pourtant ils continuent dans la vocation religieuse. Une chose les tient : l’Amour du Christ. Ils veulent imiter Jésus qui a marché, mangé, vécu avec les pauvres, les malades, les marginalisés. Seul l’Amour les tient. L’Amour est premier. Et dans l’Amour se façonne des règles et des moyens pour le maintenir et l’approfondir(fidélité dans le temps et malgré les épreuves, respect, connaissance et l’acceptation de l’autre, non-utilisation de l’autre pour combler ses besoins). Si on met les règles avant l’amour, c’est là que tout devient confus selon moi, que l’on se piège soi-même. A trop être rigide, on n’oublie d’aimer, mais surtout encore pire, on ne se laisse pas aimer, car on s’en sent constamment indigne. Et c’est là le message du Christ…peu importe, il nous aime.
À ceux qui ne savaient pas que j’étais croyante…eh oui. Mon Église est bien imparfaite et parfois je suis blessée, choquée des propos du Pape même si je comprends qu’à la base il est porteur d’un idéal et que l’on doive en adapter les propos à la réalité, mais des fois j’avoue me sentir complètement divisée. Parfois, j’ai l’impression que je dois tout interpréter et ça me fatigue, car ma première idée est simplement de porter l’amour et non de débattre de règles sauf si elles entravent cet amour ou cette justice. Mais l’Église a avancé au cours des ans. Elle est dirigée par des hommes, mais avant tout par l’Esprit Saint auquel je crois pour en voir l’oeuvre dans ma vie au quotidien. Des fois, il faut juste être patient…mais bon j’avoue que ce n’est pas ma vertu première, alors je prie et je passe à l’action J!
Quand je me regarde, avec amis missionnaires dans la trentaine et mêmes ces vieux routards, je me dis qu’on est une maudite gang de flyés!
Toujours vôtre, Andrée:)
[1] Titre de la Revue « Relations » du mois d’août 2007, publiée par le Centre Justice et Foi 7月1日 Ce n'est qu'un début...Je vois que vous êtes tous en général assez curieux d'en savoir un peu plus sur ma nouvelle vie et mon nouveau lieu d'habitation. Le Centre international de formation missionnaire ou plus communément appelé, le CIFM. Malgré les appréhensions que j'ai pu avoir la semaine précédent le déménagement, je m'y trouve vraiment bien. J'ai même demandé à ma mère si elle m'avait échappée sur la tête ou si j'avais manqué d'oxygène à la naissance pour toujours faire des trucs un peu hors de l'ordinaire comme ça. Elle m'a simplement répondu: "T'es comme ça, Andrée. T'aime ça bouger". Ah ben coudonc...Donc la semaine précédent le grand saut, je me disais: "C'est pas vrai, je vais encore me retrouver en commune dans une petite chambre verte hôpital, avec un petit lit simple pis des étoiles luminescentes au plafond" (qu'une précédente participante avait aposées). Ben drôlement, je la touve réconfortante ma chambre, et en particulier ces petites étoiles. Quand je voyage et que le soir, je regarde les étoiles, je me dis toujours que c'est une des rares choses qui m'unit à mes amis et ma famille peu importe où on est dans le monde, c'est un point commun, un point de rassemblement. On a tous le même ciel.
Les gens ici sont à la fois accueillants et indépendants, ce qui fait très bien mon affaire. Je me retrouve à baragouiner dans 3 langues à peu près tous les jours: français, espagnol, anglais et aussi le langage des mimes ou des devinettes quand ça ne marche pas. Bref, on s'amuse bien. Je vis avec 2 séminaristes: Jobel du Honduras et Marcos du Brésil, Charles du Kenya, Pierre du Québec. Martin, le directeur, est un bon Québécois, prêtre missionnaire, qui parle 5 langues. Il a passé 2 ans en Haïti et 9 ans au Brésil, et le Brésil pour Martin....ben c'est quelque chose
Je suis toujours très touchée de l'intérêt que vous portez au projet. Ce projet que je porte depuis 17 ans, qui est devenu une certitude dans le courant de la dernière année, comme un chemin que je devais suivre, inévitablement, et qui me rend profondément heureuse. J'apprécie toutes ces conversations avec vous. Vous savez en particulier celles qui débutent sur le cadre de porte juste avant de partir quand ça fait déjà une demie-heure que je vous somme que je dois y aller. Je suis atteinte du "Syndrôme de la poignée de porte" et je ne compte pas me soigner. Ce sont ces conversations qui sont les plus enrichissantes, entre autre parce que j'ai pu voir au cours de la dernière année dans le regard et les paroles de certains, qu'on a tous au fond de nous un projet un peu fou que l'on met de côté pour être raisonnable, pour ne pas déplaire ou par insécurité. Il y a certes une question de timing, je le vois bien que malgré toute mon impatience, la vie avait tout bien manigancé pour m'amener vers ce projet, et m'a amené à faire des choix au cours des dernières années en vue de ce grand saut. Mais aussi il y a la question de liberté. Une liberté intérieure, celle qui vous libère de contraintes, celle-là un peu folle, mais en même temps très sage car elle vous amène de plus en plus à être qui vous êtes profondément, qui vous enracine dans qui vous êtes réellement. C'est que je vous souhaite de tout mon coeur. Être soi-même en vérité et libre amène des choses qui nous dépasse. Quelques fois cette année, malgré toute cette belle sérénité, j'avoue avoir eu quelques moments d'angoisse et de doute où la dimension du projet m'apparaissait bien démesurée pour ce que je suis, et je me disais: "Pourquoi moi? Pourquoi ça m'arrive à moi ces affaires-là? Pourquoi je ne peux me contenter d'une petite vie tranquille?", et en même temps, je me sentais très privilégiée de pouvoir avancer dans ce projet. C'est là que toutes ces belles conversations, ces regards complices, ces sourires chaleureux, votre présence supportante venait me confirmer que j'étais appelée à poursuivre.
Pour tout ça, un gros MERCI!!!
Andréexx (moins de 9 jours avant la Thaïlande) |
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